SIKHISME
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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militaro-religieux
premières années du XVIe siècle
un dieu suprême, Shiva (hindouisme)
environ sept milions à l'heure
actuelle
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La secte des sikhs fut très répandue en Inde où elle
continue à former aujourd'hui encore une communauté assez
active. Au XVe siècle, sectes et confréries innombrables
prospéraient un peu partout : vishnouisme, tantrisme,
kabirpanthisme, brahmanisme et sikhisme connaissent
gloire et renommée. La réforme avait été inspirée par
Dara Shikuh et continuée ensuite par les sikhs du Panjâb
jusqu'en 1830 environ. Ce renouveau se base sur la beauté
des formes, l'amour charnel de la femme et le respect de
la vie en général. Au plan religieux, le dieu Shiva
présente une caractéristique unique : c'est un dieu de la
biberté multiforme. Il est doté de cinq qualités :
création, conservation, destruction, incarnation et
libération.
C'est Nanak-Dev (1496-1538) disciple de kabir qui fonda la
secte des sikhs dans l'intention de concilier hindouisme et
islamisme. Les neuf successeurs de Nanak se baptisèrent gourous
et rédigèrent le Guru Granth (le« Livre ») où son
codifiées les doctrines de la confrérie. Les enseignements
portent sur le panthéisme de la philosophie védantique et sur
le bhakti yoga, une mystique de dévotion hindoue. L'admission à
la secte - qui possédait un double aspect religieux et guérrier
- survenait après une initiation spéciale : le néophyte passait
du grade de sihk, ou disciple, à celui de
singh : lion. Avec le gourou Gobindh Rai Singh, la
confrérie adopta une allure nettement militaire pour devenir
une véritable armée organisée. Aux cinq M mantriques
vinrent s'opposer les cinq k : kush,
pantalons courts ; kangha, peigne d'acier ;
kara, bracelet de métal ; kirpan, épée ;
kesh, cheveux flottants.
Barbe, cheveux longs et pantalons courts leur arrivant à peine
en dessous du genou : tels étaient les signes distinctifs des
membres de cette secte. Leur hiérarchie comprenait trois
classes : les akalis ou héros, les normalins
ou savants, les udasins ou apôtres. Ces derniers
prêchaient la jeûne, la chasteté et la pauvreté. Les
akalis au contraire prônaient la libération
individuelle et étaient, en effet, des chefs très habiles et
des guerriers de tout premier ordre.
Sous la conduite de Gobindh, les sikhs formèrent rapidement un
Etat dans l'Etat et à la chute de l'Empire mongol, ils
conquirent le Panjâb, le Peshawar et le Kashmir. Par la suite,
ils s'opposèrent avec acharnement à l'envahisseur britannique
et ne furent vaincus qu'au terme de deux guerres cruelles.
Aujourd'hui la communauté sikh compte environ sept millions
d'adeptes, pratiquement tous regroupés dans le
Panjâb.
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