O.T.O
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Nom complet :
Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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Ordo
templis orientis
magico-ésotérique
1895 ou 1902
un dieu impersonnel (à travers la magie
sexuelle,
l'ésotérisme et l'alchimie
spirituelle)
quelques centaines
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L'Ordo templis orientis, « ordre du Temple
d'Orient », fut créé en 1902 (en 1895 selon une autre
version) par Karl Kellner, Franz Hartmann et Theodor
Reuss. Le premier était un Viennois qui avait beaucoup
voyagé en Orient et aurait été initié aux techniques
tantriques sous la conduite de deux yogis indiens, Bhima
Sen Pratap et Sri Mahatma Agamya Guru Paramahansa.
Hartmann, allemand d'origine, était membre de la Société
théosophique de madame Blavatsky. Reuss, lui, était un
dignitaire d'une des branches les plus occultes de la
franc-maçonnerie britannique et travaillait pour les
services secrets allemands.
L'O.T.O. comprenait neuf grades, le dernier étant entièrement
voué à des pratiques de magie hétérosexuelle. Venait ensuite un
dixième grade qui n'était toutefois qu'un simple titre
honorifique attribué aux chefs des sections nationales de
l'ordre. Par la suite, Crowley institua un onzième grade
d'initiation aux pratiques de magie homosexuelle. Mais
contrairement à ce qu'on pourrait penser, les enseignements ne
portaient pas tous sur le sexe. Selon ses adeptes, l'O.T.O.
détient la connaissance secrète des moyens de se libérer de
l'esclavage de l'instinct. De nombreuses pratiques remontent
directement au tantrisme hindou et au bouddhisme tantrique.
Reuss, qui aurait été initié par un Arabe du nom de Soliman Ben
Aifa, était convaincu que les secrets de son ordre étaient
directement issus des Templiers et de leurs contacts avec les
Arabe (secte des Assassins) et qu'ils avaient pour objet
Baphomet, l'idole androgyne vénérée par l'ordre des chevaliers
du Temple.
L'O.T.O. donnait une interprétation sexuelle du symbolisme
maçonnique ; les enseignements dispensés dans le secret le plus
absolu reposaient en grande partie sur les mystères profond du
sexe. En 1911, Theodor Reuss fit connaissance du fameux mage
anglais Aleister Crowley qu'il invita à faire partie de son
organisation. Et en 1912, Crowley obtint l'autorisation de
fonder une branche anglaise de l'O.T.O. baptisée Mysteria
mystica maxima.
Sous la houlette de Crowley, la société connut une période de
recrutement intense et nombreux furent ceux qui accoururent
gonfler les rangs de l'ordre, lequel ouvrit même une section en
Amérique. En 1914, C.S. Jones avait déjà fondé des branches de
l'ordre à Vancouver, Los Angeles et probablement à Washington.
En 1921, Reuss succéda à Crowley. Entre-temps, avaient été
créées la loge autrichienne, Mysteria mystica aeterna,
de Rudolf Steiner, et une loge suisse, Mysteria mystica
veritas. Cette dernière est toujours active et possède à
Stein une abbaye abritant une imprimerie, un laboratoire
alchimique préparant des médicaments spagiriques, un hôtel et
une fabrique de couleurs. Dans cet édifice dénommé Thelema sont
célébrés les rituels d'une église gnostique au préoccupations
exclusivement sexuelles. C'est souvent qu'on peut lire dans les
journaux de Zurich les annonces de ces cultes ouverts à
tous.
A Crowley succédèrent Karl Germer, puis le suisse Metzger,
toujours grand maître de l'O.T.O. à l'heure actuelle. La loge
californienne dirigée dans les années soixante par Georgina
Brayton eut un parcours beaucoup plus agité. Ce mouvement
recourait à la drogue et à la pression psychologique pour
insuffler à ses membres des sentiments de haine. Une des
activités principales de ses adeptes consistait à essayer
d'envoyer par télépathie des ondes de haine dans le ghetto noir
de Watts, avec l'objectif d'y faire éclater des révoltes
raciales. En outre, de nombreuses accusations circonstanciées
font état de sacrifices d'animaux importants. A noter que H.
Lewis Spencer, fondateur de l'ordre rosicrucien A.M.O.R.C. fut
quelques années durant à la tête d'une loge de l'O.T.O.
américain, l'Ordo rosae crucis. Autre détail curieux :
c'est dans la loge californienne Agape, dirigée avec succès
jusqu'à la fin des années cinquante par Jacques Parsons (qui
mourut à la suite d'une explosion dans son laboratoire de
chimie) qu'un personnage répondant au nom de R. Hubbard, plus
tard fondateur de la Dianétique ou Eglise de scientologie, fit
ses débuts dans l'occultisme.
Il est difficile d'évaluer le nombre d'adeptes de l'O.T.O.
actuel. Quoique très répandue en Europe et aux Etats-Unis, elle
agit avec beaucoup de discrétion.
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