LES SECTES PARODIQUES
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Nom complet :
Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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les Mauvaix Conseillers,
la Ludlam's Cave,
l'ordre des Chevaliers
parodique
fin XVIIIe début XIXe siècle
personne
imprécis
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Vers la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle,
fleurirent en Europe quelques petites sociétés et sectes
que l'on peut qualifier de parodiques ou ironiques. Elles
étaient nées dans le but de démystifier et tourner en
dérision le mysticisme et le messianisme des sectes et
des ordres ésotériques. Si certaines d'entre elles
présentaient un caractère satirique, tout spécialement
dans leurs activités publiques, il n'en reste pas moins
qu'elles possédaient certains côtés enigmatiques révélant
une ambiguïté de fond sur leur but effectif. Nous vous
présentons ici quelques-unes parmi les plus
significatives.
Les Mauvais
Conseillers C'est en 1809 que le docteur Franz
Ehrmann fonda à Franc-fort-sur-le-Main la secte des Mauvais
Conseillers. Les diplômes conférés aux membres démontrent qu'il
s'agissait là d'une mise en scène de type parodique. Rédigés
scrupuleusement en latin, ils affirmaient que le Dieu nouveau
ne pouvait être que le génie du mal. Selon des sources sûres,
Goethe, attiré par son programme ésotérique, s'intéressa à
cette petite société. En 1820, Ehrmann déclara publiquement
qu'il s'agissait en fait d'un magistral canular.
Ludlam's Cave Née en 1826 à
Vienne, la Ludlam's Cave recrutait aussi bien des hommes que
des femmes. Les hommes s'appelaient bodies (corps),
les femmes shadows (ombres) et, dans le statut de la
société, il était bien spécifié qu'un corps ne pouvait
absolument pas se passer de son ombre. Lorsqu'on les arrêta,
les responsables de la secte déclarèrent que l'examen
d'initiation n'avait qu'un seul but déclaré : démontrer la
stupidité du candidat. Plus ce dernier se montrait bête, plus
il montait rapidement les échelons hiérarchiques de
l'ordre.
L'ordre des Chevaliers
Fondée en 1771 par Frédéric von Goué, maçon de stricte
observance, la secte s'appelait à l'origine « Les Quatre Fils
Aymon » mais elle changea de dénomination en allant
s'établir au début du XIXe siècle en Amérique où elle adopta un
caractère complèment différent. Les quatre composantes Aymon se
transformèrent en : transition, transition's transition,
transition's transition to transition, et transition's
transition to transition of transition, ce qui permettait
d'entrevoir que l'imposture et la naïveté caractérisant le
point visible de transition entre le monde antique et le monde
moderne, aboutiront au fil de l'histoire, transition après
transition, à un stade où il ne restera plus rien de l'idée
d'origine.
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