LES HEZYCHASTES
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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religieux
vers la moitié du XIVe siècle
Dieu
imprécis
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La
doctrine hézychaste fut dévéloppée au Moyen-Orient par
quelques moines chrétiens. Le terme « hézychasme » vient
du grec hezychazein et signifie
tranquillité et silence. Il désigne essentiellement la
concentration dans la prière qui ressemble fortement à
l'extase de la mystique chrétienne ou au
samadhi du yoga. Parmi les hézichastes,
citons Siméon, Théophile de Philadelphie et saint
Grégoire Palamos, futur évêque de Salonique. Les
hézichastes combattaient le luxe et l'enrichissement
matériel de l'Eglise orthodoxe, repoussaient le savoir
gnostique et l'amour actif et attendaient de recevoir
l'Esprit saint d'un état inactif de méditation et de
prière tel que l'enseignaient en Orient la philosophie
zen et le bouddhisme. Ils pouvaient rester des jours et
des jours assis, dans un état de parfaite contemplation
chrétienne, à méditer en silence dans des positions qui
ne sont pas à sans rappeler les postures du yoga. La
doctrine hézichaste dérive très probablement de la
mystique néo-platonicienne et des doctrines de l'abbé
Simon de Xerocercos qui soutenait qu'il fallait, pour
communiquer avec Dieu, se servir, non pas seulement de la
raison mais du coeur car Dieu en reconnaissait les
émanations, les oeuvres et les vertus. La grande prière
hézychaste inlassablement répétée comme un
mantra était : « Seigneur Jésus-Christ, aie
pitié de moi ! » ou tout simplement « Jésus !
». Une autre technique pratiquée est connue sous le nom
d'omphaloscopie : les moines priaient en contemplant leur
nombril, afin de faire descendre l'Esprit saint dans le
temple du corps humain.
L'hézychasme survécut assez tardivement ; il semblerait qu'il
soit pratiqué encore à l'heure actuelle dans les monastères du
mont Athos en Grèce.
samadhi
: Dernière étape
du yoga classique consistant à avoir atteint un état de
superconscience.
mantra
: Formule
liturgique et « nom de
puissance » dans le
yoga tantrique. Il s'agit du « nom » d'un être ou d'une chose renfermée
dans une incantation magique qui, répétée incessamment,
réveille la superconscience.
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