LE VAUDOU
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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religieux
imprécis
le vaudou représente un ensemble de
croyances
animistes et païennes qui se mêlent au
christianisme
dans un syncrétisme plutôt original
quelques centaines de
milliers
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Jusqu'à une période très récente, le vaudou représentait
la religion de la majorité de la population haïtienne ; à
l'heure actuelle, il jouit encore d'une relative
popularité. Il s'agit d'un ensemble de croyances
africaines originaires notamment du Dahomey et du Nigéria
qui se mêlent au catholicisme, toujours religion
dominante en Amérique centrale. Les croyances vaudou
furent importées en Haïti au moment des migrations
massives de populations dues à l'esclavagisme. A la fin
du XVIIIe siècle commença un rapide processus de
christianisation des esclaves et liturgie catholique
finit par influencer les rituels d'origine. Après avoir
essayé par tous les moyens de réprimer les croyances
païennes, la religion catholique adopta un compromis.
Dans la mythologie vaudou, les loa désignent les
esprits qui possèdent les sorciers ou les initiés lors de leur
entrée en transe. Les loa, très nombreux, occupent des
grades hiérarchiques différents et ne jouissent pas tous du
même prestige, mais tous sont craints. Par ordre d'importance,
citons Agué, le dieu de la mer ; Damballah-Wedo, le dieu
serpent seigneur du métal blanc : l'argent et comme tel,
dispensateur de richesses ; Sagbo, le dieu de la foudre ; Loco,
l'esprit de la végétation ; Zaka, le dieu de la campagne ; Ogù,
le dieu de la guerre. Les guedè, génies de la mort,
toujours moqueurs et irrévérencieux, sont particulièrement
respectés. La très grande richesse de ce panthéon se manifeste
au cours des différentes cérémonies, au terme de danses
collectives frénétiques destinées à provoquer les transes, tout
spécialement si elles sont accompagnées de copieuses libations
et de la consommation de substances enivrantes et stupéfiantes.
Ce sont les prêtres et les prêtresses du vaudou, les fameux
hungan et mambo qui évoquent les esprits et
se font posséder. S'ils sont appelés et respectés, les esprits
font des largesses aux mortels et se montrent prêts à leur
distribuer richesses et bonheur. En fonction des besoins, il
existe des cérémonies en tout genre, soit pour jeter charmes et
maléfices, soit pour les rompre.
Comme dans d'autres religions animistes, les pouvoirs se
transmettent de maître à disciple au terme d'un long stage
entouré du secret le plus absolu. On est admis à faire partie
du Vaudou après un rite qui initie au secret du culte et à
l'épreuve du feu et se déroule dans un sanctuaire. De durée
variable, les initiations prévoient la ségrégation dans le
sanctuaire, qui, en plus d'être un centre religieux, et
également un centre politique et social. La communauté dispose
d'une caisse commune alimentée par des dons servant à subvenir
aux besoins du culte et des prêtres, mais aussi à organiser des
oeuvres de charité.
De petites communautés vaudou se sont développées hors de
Haïti, tout spécialement aux Etats-Unis et dans d'autres pays
de l'Amérique Centrale. Il est difficile de se risquer à une
estimation du nombre de fidèles. On pense qu'il s'élèverait à
plusieurs centaines de milliers de personnes.
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