LE SOUFISME
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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religieux
vers le Xe siècle
Allah (islamisme)
imprécis
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On désigne habituellement sous le nom de soufisme un
ensemble de valeurs et de pratiques communes à un certain
nombre de mystiques de culture islamique. Ce terme est
tiré de suf, mot arabe signifiant « laine », par
référence aux habits de laine vierge que portaient les
premiers ascètes musulmans. Pour certains chercheurs,
suf désigne une sorte de mantra que les adeptes
répétaient à l'infini afin de se plonger dans un état
méditatif.
Un des centres les plus importants du soufisme fut sans
conteste l'Irak et en particulier la ville de Bagdad. C'est là
que naquirent deux écoles de mystique, celle de al Hasan Basti,
école réalistico-logique, et celle du poète Abdul'Atathiya,
école idéalisto-traditionnelle. Les premières doctrines
soufistes connurent leur éclosion aux environs du XIIIe siècle
et reposaient sur trois idées de base : la première,
théologique, consistait dans l'accentuation du concept musulman
de l'union avec Dieu ; la seconde, liturgique, s'appuyait sur
les dhikr récitées sans cesse et qui pouvaient
susciter des phénomènes d'exaltation collective ; la dernière,
éthique, aboutissait au laxisme par suite de la grande
confiance en Dieu.
A partir du XIIe siècle, le soufisme s'organisa en véritables
confréries monastiques dotées de règles communautaires, de
cérémonies initiatiques et de chefs spirituels (appelés en
arabe murshid). Les adeptes, darvish ou
jaquir, apprenaient diverses techniques : danse,
chants, méditations philosophiques, récitations, poses
extatiques, etc. C'est justement à cette époque que les idées
néo-platoniciennes pénétrèrent dans le monde musulman après
avoir enrichi leur contenu si bien que le soufisme connut un
nouvel essor grâce à des représentants de valeur tels que le
grand mystique al Ghazzali, le perse Jalal ad-Din Rumi et
l'Arabe Ibn Arabi. L'origine de certaines techniques en cours
dans l'école des soufis se perd dans la nuit des temps. On peut
les comparer aux techniques yoga ou zen. A noter toutefois un
phénomène particulièrement curieux : les danses rotatoires
instituées, semblerait-il, par le philosophe Roumi (1207-1273)
qui les considérait comme un moyen d'atteindre ce Néant tant
convoité.
Les grandes invasions mongoles chassèrent à plusieurs reprises
les grandes sectes soufis de la Perse. Le soufisme néanmoins
resta vivace dans le monde musulman et se transmit de maître à
discipline jusqu'à l'heure actuelle. Quelques groupes de
aissaouas et de derviches subsistent encore aujourd'hui dans
les pays de tradition islamique. A Meknès, au Maroc, la
confrérie des aissaouas organise un rassemblement annuel dans
le mausolée de leur patron Sidi Ben Aissa. Leurs danses les
plongent dans un état extatique cataleptique qui les rend
totalement invulnérables aux blessures graves. Chez les
derviches hurleurs, l'extase est provoquée par des mouvements
rapides et rythmés par la même phrase chantée de plus en plus
vite.
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