LAMAISME
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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religieux et
dévot
incertaine ; le lamaïsme se propage à
partir du XVIIe siècle
personne ; objectif final : parvenir à un
état de béatitude
et à la connaissance de soi
(bouddhisme)
quelques millions
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Le lamaïsme désigne une forme particulière de bouddhisme
mahayana répandue tout particulièrement dans le Tibet et
en Mongolie, pays où les traditions de chamanisme et de
bon-po étaient les plus ancrées. La différence
essentielle entre lamaïsme et bouddhisme réside dans le
fait que les lamaïstes, tout en admettant la théorie de
la non-substantialité de toutes les choses, n'accordent
aucune valeur à l'enquête philosophique et mettent
l'accent sur la voie mystique.
A partir du XVIIe siècle, le lamaïsme suivit deux directions
opposées : celle de la voie droite et celle de la voie gauche.
Le dalaï-lama conduit les adeptes de la première, le tashi-lama
les seconds. Ces chemins préparent tous deux la venue du dieu
futur mais le Maitreya se présente différemment selon la voie
choisie. La voie de droite honore le dieu vivant par le biais
du yoga et de la dévotion ; la voie de gauche honore des
divinités viriles à travers des pratiques plus matérielles qui
n'excluent pas des rituels de nature sexuelle. Néanmoins, la
finalité est identique : don de soi sans aucune restriction à
toute forme vivante. Le livre sacré des lamaïstes, le Bardo
Thödol ou « Livre des morts » tibétain renferme les
principales doctrines du culte. Attribué au saint tibétain
Padmasambhava, il a été probablement rédigé à une époque plus
tardive. Les deux chemins préparant le disciple à la
renaissance et à l'idée de la mort par le biais de certaines
expériences. Quarante-neuf étapes divisées en sept zones
succèdent à la mort et engendrent le nouvel être. Les sept
divinités pacifiques de la lumière y règnent. « Permettre
aux êtres vivants privés de protection divine de parvenir à la
"bouddhéité" », tel était l'objectif final du « Livre des
morts ». Le lamaïsme connut une diffusion à grande échelle dans
tout le Tibet. La secte des « bonnets jaunes »
notamment, organisée selon une structure rigoureusement
monastique, conquit le pouvoir spirituel et politique et
le détint jusqu'à l'avènement du communisme en Chine. Lamaïsme
et idéologie étatique étaient incompatibles et le dalaï-lama
fut contraint de s'exiler en Chine.
Le culte lamaïsme comporte de nombreuses liturgies et divers
rites conçus en fonction de l'homme et de sa renaissance
spirituelle. Elément typique de ce culte, le khor-lo,
moulin à prières, est composé d'un cylindre fixé sur un manche
et sur lequel sont gravés les textes oraisons. Ce cylindre est
actionné à la main - ou sous l'action de l'air ou de l'eau
- et, à chaque tour de moulin effectué, le fidèle se voit
crédité du même mérite que s'il avait récité toutes
les prières.
A l'heure actuelle, on dénombre plusieurs millions de fidèles
répartis dans une vaste zone comprenant le Tibet, le Népal, le
Buthan et quelques régions de l'Inde.
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