LA MYRIAM
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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ésotérico-magique
1897
un être suprême (par le biais de la
magie,
de l'alchimie et de l'ésotérisme
gnostique)
environ cinq cents à l'heure
actuelle
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La Myriam, école mystique de l'hermétisme italien, a été
fondée par l'occultiste Giuliano Kremmerz - Ciro
Formisano dans le siècle -, né à Naples le 8 avril 1861
et mort à Beausoleil, dans les Alpes maritimes, le 7 mai
1930.
Dès sa plus tendre jeunesse, il fut initié à la science
hermétique antique par Pascale de Servis. A l'âge de vingt et
un ans, licence de lettres en poche, il partit pour l'Amérique
du Sud où il s'éjourna jusqu'en 1895. Il fut enseignant,
journaliste et réussit en jouant en bourse à se constituer un
patrimoine important qu'il utilisera pour payer de ses deniers
un programme de relance éditoriale de sciences occultes. De
retour en Italie, Kremmerz s'installa à Naples où il créa la
revue Le Monde secret. En 1897, il rédigea les statuts
de la fraternité de Myriam.
La Myriam, ou grand ordre égyptien, serait l'égrégore d'une
corporation de magie égyptienne présente à Naples depuis des
temps immémoriaux et dont les premières manifestations
remonteraient à Johannes Reuchlin (qui vécut au XVIe siècle et
traduisit les premiers écrits cabalistiques) et au Florentin
Marsilio Ficino (1433-1499). La tradition hermétique se serait
donc perpétuée sans interruption jusqu'à nos jours.
Kremmerz écrivit divers livres pour illustrer son cheminement.
Ses textes font largement référence à la kabbale juive. Parmi
ses oeuvres connues, citons son Opéra omnia, ainsi que
La porte hermétique, Dialogues de
l'hermétisme, Catéchisme de la Myriam, Introduction à
la science des mages, et Christ, la magie et
le diable. Au sein de cette fraternité, la chaîne
thérapeutique de Myriam revêt une importance décisive. Créée
afin d'établir un lien entre le monde profane et le monde
initiatique, elle a pour fonction de permettre aux aspirants à
l'initiation de ne plus être soutenus et dirigés par leurs
religions particulières. Il s'agit d'une fraternité isiaque qui
dépasse les religions sécularisées tombées dans le
matérialisme. A vrai dire, ce programme buta sur l'opposition
d'un bon nombre de sectateurs, tant et si bien que Kremmerz dut
partir à Bari, avant d'aller s'installer en 1911 à Nice. Il
laissa à Rome le secrétaire de la Myriam et dirigea les
opérations à partir de la France.
L'enseignement de Kremmerz était surtout pratique et portait
sur la magie naturelle destinée à développer les pouvoirs
latents de l'organisme humain, et la magie éonique qui
permettait le contact avec les intelligences surhumaines.
L'ordre intérieur de la Myriam enseignait la magie
transmutatoire qui élevait les individus jusqu'à la divinité,
les faisant passer de la condition individuelle à une
individualité supérieure, avant d'aboutir à une condition
impersonnelle.
Les différentes loges de la fraternité eurent une vie très
mouvementée. Elles connurent diatribes, excommunications et
scissions dans les années qui suivirent la seconde guerre
mondiale. Aujourd'hui la situation semble enfin s'être
éclaircie depuis l'annonce en juillet 1988, au cours de l'agape
rituelle (se déroulant tous les ans le jour de la pleine lune
suivant l'entrée du soleil dans la constellation du Lion) de la
nomination du frère Imamiah (Raffaele Lo Buono) d'Ascoli Piceno
comme nouveau maître. D'après des informations émanant de la
société, les membres inscrits et actifs sont environ au nombre
de cinq cents auxquels s'ajoutent de nombreux sympathisants et
des milliers de bienfaiteurs. Depuis janvier 1988,
l'association édite également un bulletin interne réservé aux
inscrits.
égrégore
: Désigne en
magie cérémonielle un ensemble d'adeptes qui oeuvrent de
concert à canaliser des énergies particulières vers un but
déterminé.
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