JUDO
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Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
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militaro-religieux
XVIe siècle
personne ; objectif final : parvenir à
la
béatitude et à la connaissance de
soi
plusieurs centaines de
milliers
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Le judo emprunte aux écoles bouddhiques du Japon. Au fil
du temps, cette philosophie a donné naissance à une
discipline sportive pratiquée aux quatre coins de la
planète.
Les deux grandes religions médiévales répandues au Japon, le
shintoïsme ou voie des esprits masculins - religion
d'inspiration panthéiste - et le bushido - religion
d'inspiration bouddhique - fournirent à la secte judo un appui
solide au lendemain d'une période de persécutions intenses. Au
XVIIe siècle, au moment où le symbole du miroir semblait
resurgir, le judo cherchera à réunir les deux tendances du
bouddhisme en s'appuyant sur sept principes divins. Les membres
de la secte judo exaltaient l'aspect harmonieux du combat par
une étude approfondie de la dynamique des mouvements et se
préoccupaient de préserver et d'approfondir les principes
moraux et les idéaux mystiques du bouddhisme zen. Tout en étant
très proche du shintoïsme, ils faisaient preuve d'une très
grande tolérance ; leur objectif final était de construire un
instrument d'ascèse, un chemin (do) à suivre avec
souplesse (ju), et d'anéantir progressivement leur
personnalité pour parvenir à l'harmonie suprême au sein de
laquelle individu et cosmos ne forment qu'un.
Les adeptes du judo faisaient constamment preuve de noblesse
d'âme et de loyauté et même au service de la guerre, la haine
et la bassesse leur étaient étrangères. Lorsque le Japon opposa
résistance à la christianisation des moines missionnaires
occidentaux, les membres du judo essayèrent de mettre un frein
à la violence fanatique de certaines sectes bouddhiques
enclines à massacrer tous les chrétiens.
La doctrine du judo prône la non-violence : les coups portés au
cours d'un combat visent non pas à tuer l'adversaire, mais à le
neutraliser. Elle exalte en outre le sens de l'honneur en
enseignant à mourir plutôt que de trahir le « dieu qui existe
en chaque homme ».
De nos jours, c'est seulement au Japon que le judo, même s'il a
été absorbé par le shintoïsme et la philosophie zen, représente
autre chose qu'une simple discipline
sportive.
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