EULIS BROTHERHOOD
|
Genre :
Période de fondation :
Qui adorent-ils ? :
Nombre d'adeptes :
|
ésotérico-magique
1870
personne ; cette secte pense que
l'homme
peut atteindre la perfection et devenir
un dieu
pratiquant la magie
quelques centaines
|
La confrérie d'Eulis fut fondée en 1870 à Boston aux
Etats-Unis par l'ésotériste mulâtre Pascal Bewerly
Randolph. Ce dernier, après avoir au cours de sa jeunesse
pratiqué les métiers les plus divers, finit par devenir
marin et voyager dans l'Asie entière.
La doctrine du « mage » de Boston s'inspire en ligne directe
des conceptions tantriques et tout porte à croire qu'il les a
ramenées de ses longs voyages en Orient. C'est là-bas qu'il
avait dû faire connaissance de quelques adeptes de la magie
sexuelle et, une fois ces techniques occultes maîtrisées, il
avait décidé de les importer sur le continent américain.
« L'Amour est la seule loi universelle qui régisse des espaces
infinis et exerce une action irrésistible partout où règne la
vie, écrit Randolph dans sa Magia sexualis, mais dans
l'union sexuelle de l'homme et de la femme, le contact ne
s'établit pas seulement sur le plan physique mais aussi sur le
plan subtil. L'initié qui réussit à maîtriser avec succès les
forces du sexe devient seigneur du bien et mal et peut s'en
servir à volonté. »
On dispose de très peu d'informations sur la fraternité d'Eulis
(Eulis Brotherhood). Elle prévoyait pour ses adeptes
quatre exercices particuliers :
a) le « volisme », c'est-à-dire l'exercice de la volonté au
moyen de la concentration et de l'attention ;
b) le « décrétisme », qui développe la faculté de provoquer des
phénomènes paranormaux en exerçant les facultés mentales
assoupies ;
c) le « posisme », étude des positions du corps au moyen
d'exercices de yoga ;
d) le « tiroclérisme », qui se rapporte à l'évocation des
esprits et des entités demeurant à d'autres niveaux
d'existence.
Le développement de ces activités était censé transformer le
débutant en un véritable magicien capable d'utiliser l'énergie
sexuelle à ses propres fins. La façon d'opérer était identique
à celle de la magie classique : après une retraite magique au
cours de laquelle on cherchait à évoquer les qualités du sujet,
on « chargeait » un talisman au moyen d'un procédé recourant
aux essences, parfums et métaux appropriés et le tout se
terminait par un acte sexuel.
La confrérie d'Eulis comptait un million d'adeptes aux
Etats-Unis. Après le suicide de Randolph en 1875, R. Swinburne
Clymer prit les rênes de la secte. Il procéda à des
modifications du rituel, éliminant tous les rites ayant trait à
la magie sexuelle, ce qui n'empêcha pas un petit groupe de
fidèles de Randolph établis en France et dirigés par
l'occultiste franco-polonaise Maria De Naglowska de maintenir
vivace la tradition d'origine.
|